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LES MOULINS.
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Une des caractéristiques de
notre localité était sans contredit la présence de moulins à vent, ces
antiques mécaniques utilisés pour la mouture du blé et que nos paysans
consultaient pour connaître la direction du vent, annonciateur du beau
temps ou de la pluie.
Citons le " moulin banal", qui
appartenait au seigneur d'Estaimbourg mais qui s'élevait dans le fief de
la Beuvrière, à Bailleul. On l'appelait le moulin de l'hirondelle et
existait déjà au XIV° siècle.
Signalons ensuite le moulin à
vent de la ferme d'Auberbus dont les pères Chartreux de
Chercq-lez-Tournai étaient les propriétaires.
Un autre moulin à
vent, plus modeste, se dressait dans la prairie de M. Émile
Fréteur-Truffaut, fermier, rue de Lannoy. Il fut construit en 1777. |
LES BRIQUETERIES.
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Depuis bien longtemps, la terre
argileuse d'Estaimbourg servit à la confection de briques. Les premiers fabricants
trouvèrent la main d'oeuvre sur place et dans la région.
Mais, attirés par le gain, les ouvriers de
notre région traversèrent la frontière pour travailler dans le textile.
Il n'était pas malaisé de reconnaître ces
ouvriers "Belges"; et les curieux placés sur leur passage,
les dénommaient volontiers du nom de "pot à burre". Par
extension, on donna ce nom aux nombreux ouvriers tisserands qui faisaient
la route d'Estaimbourg à Roubaix. |
LES BRASSERIES.
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D'après Hoverlant, le sieur César
Brandt de Maizières acheta en 1806, à M. Charles Emmanuël de Villegas,
dernier seigneur du village, le château féodal, la basse-cour et la
"brasserie" .
Il s'agit évidemment de la "brasserie
banale" qui était la propriété du seigneur. Les manants d'Estaimbourg
qui y brassaient, devaient payer des droits de Cambage.
Il est dit d'autre part, que sous Louis XIV,
la brasserie de la Muserie appartenait, avec la ferme du même nom, au
seigneur Dubié, propriétaire du château du Biez, à l'entrée de Pecq.
Cette brasserie se située au Grand Trieu,
dans la ferme Dubar, aujourd'hui disparue.
Il y avait également une brasserie, au coin
de la rue Neuve et de la rue du Vieil Dieu, Cette habitation fut détruite
il n'y a pas si longtemps. On y trouve maintenant un square dédié à un
ancien ami. |
LA FABRICATION de CHANDELLES.
Il y a un peu plus d'un siècle, les bouchers de notre localité fabriquaient
des "chandelles" (moyen d'éclairage à l'époque) à l'aide du suif
des bêtes qu'ils débitaient.
LA FABRICATION de TAPISSERIE.
Il est reconnu qu'on a fabriqué des tapisseries dans presque toutes les
communes de l'ancienne Flandre.
LE TISSAGE.
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Jadis, le tissage à la main était
l'industrie principale de la commune. Dans la première moitié du XIX°
siècle, bon nombre d'Estaimbourgeois étaient tisserands. Ils
travaillaient à la pièce ou à "l'outil".
Tous les membres de la famille travaillaient
dans la maison, les aînés alignaient les "outils" dans
l'ouvroir et les plus jeunes faisaient des "épeules" en
dévidant le fil sur les navettes.
Un jour hélas! la machine vainquit l'homme?
On prit bientôt le chemin des fabriques, plus spécialement dans le nord
de la France. |
LA FABRICATION de MOUTARDE.
Jusqu'en 1888, un particulier, connu sous le nom de Séraphin Houfflain et
habitant la rue de la Gare à Estaimbourg (aujourd'hui: rue des Tanneurs),
fabriqua une moutarde qu'il vendait aux environs de Tournai et de Mouscron. Les
Houfflain utilisaient un matériel des plus simple; entre autre, un manège
activé par un cheval, puis par un boeuf. La fabrication cessa en 1914.
ATELIER
de CONSTRUCTION.
Il y a trente ans environ; un atelier de construction métallique
(spécialisé dans la construction de machines agricoles), s'élevait rue de la
Gare, à proximité de la ferme d'Auberbus. Le hangar existe toujours, mais plus
aucune activité ne fait vibrer ses forges et machines diverses.
Les TANNERIES.
Cette industrie locale étant de loin la plus importante, une description
plus importante est de mise.
Il y a encore quelques années, nos tanneries s'élevaient au quatrième rang
de la production belge. En effet, dès que l'homme songea à se vêtir, il
utilisa à cette fin des peaux d'animaux, et, pour leur conservation, il dut les
rendre imputrescible, c'est à dire les "tanner".
Les cuirs, dès leur arrivée en tannerie, quelle que soit leur
destination, sont lavés, dessalés, reverdis, puis plongés dans des bains (pelains)
qui activent l'ébourrage et gonflent la peaux pour faciliter l'écharnage. On
place ensuite ces peaux dans des cuves à tanin.
On pratiquait deux méthodes de fabrications. D'abord, le tannage à l'ancien
système, qui consistait à tanner le cuir très légèrement au début, puis,
à le recoucher dans des fosses, en recouvrant chaque cuir d'une couche d'écorces
de chênes. Ce genre de travail durait de 18 à 24 mois. Dans le tannage
moderne, le cuir après avoir subi un pré tannage dans des bains d'extrait de
tanin est plongé dans des grands foulons à rotation, contenant des tanin à
haute densité, et tourne sans discontinuer pendant 24 à 36heures.
On fabriquait dans notre commune deux sortes de cuir: Le cuir à semelle et
le cuir pour peausserie.
Les tanneries d'Estaimbourg furent la base de la richesse de notre commune.
| La
tannerie Poullet.
C'était la plus ancienne et la plus importante de la commune.
Fondée en 1808 par Mr Jean-Baptiste Poullet, l'usine occupait à
l'origine 4 ou 5 ouvriers. Depuis cette date, quatre générations de la
même famille ont pris successivement la direction de cette affaire. Cette
entreprise était bâtie sur plus de deux hectares, et occupée plus de
150 ouvriers. On travaillé le cuir à chaussure et pour les courroies.
Beaucoup d'ouvriers d'Estaimbourg et des environs trouvèrent du travail
en continu et particulièrement rémunérateur.
A l'heure actuelle, il ne reste plus que les murs extérieurs, cette
entreprise a été détruite complètement suite à un incendie dans les
années 70.
Le porche principal de cette tannerie subsiste encore, mais est dans un
triste état suite à un deuxième incendie.
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| La
tannerie MASURE.
Fondée en 1874 par Mr Clovis Masure père, cette tannerie est située
à 2 pas de l'ancienne gare de Néchin et sur la rive gauche de la Wasmes.
Son fondateur se spécialisa dans le cuir lisse pour semelles, appelé
alors "vache lisse" de Tournai.
A l'origine, la tannerie de Mr Clovis Masure-dhalluin produisait 60
cuirs par semaine et occupait 8 ouvriers. En 1830, cette usine fut
doublée. En 1898,1899, l'établissement prit une extension considérable;
sa production hebdomadaire atteignit bientôt 600 cuirs.
C'est en 1909 - 1910, que l'électricité fit son apparition, c'est à
cette période que l'usine se modernisa. Grâce au nouvelle techniques, en
1920 - 1922, on produit 250 cuirs par jour, soit 120.000 kgs par an!
Aujourd'hui, l'entreprise investit de plus en plus et est la dernière
en Belgique a produire certain cuir. Elle s'est spécialisée dans la
peausserie. |
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| La
tannerie Barenne.
Elle était située à quelques mètres de la place d'Estaimbourg, et
près du Rieu de Mazet, cette usine fut fondée en 1857 par Mr
Jean-Baptiste Barenne-Jubaru. Plus petite que les deux autres, elle était
dotée d'un matériel moderne et le cuir à semelles qu'on y produisait
pouvait rivaliser avec les autres du même genre.
Avant la guerre 1914-1918, une "bourrellerie" était annexée
à cette usine.
Il ne reste plus que la cheminée comme témoin d'une période
florissante. |

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